LUTTE CONTRE L’ANTIBIORESISTANCE  ET L’ENVIRONNEMENT

Aujourd’hui, les recherches nous permettent de suivre la propagation des gènes d’antibiorésistance dans l’eau et dans l’environnement, et on en trouve !
La question qui se pose est : quel est le risque lié à cette propagation dans l’environnement ?

Des bactéries, il y en a partout, notamment dans notre corps, et elles sont majoritairement très utiles.
Soumises à des pressions, elles peuvent subir des changements qui sont la plupart du temps sans conséquence pour l’être humain. Mais de temps en temps, ces changements donnent à certaines bactéries un avantage pour leur survie : face à un antibiotique donné, elles peuvent devenir résistantes.

Cette résistance pourra se transmettre à leur descendance, mais aussi à d’autres bactéries proches dans leur milieu. Par ailleurs, l’utilisation des antibiotiques, en éliminant les bactéries sensibles à leur action, réduit la concurrence et peut favoriser le développement de bactéries résistantes.
Aujourd’hui, les recherches nous permettent de suivre la propagation des gènes d’antibiorésistance dans l’eau et dans l’environnement, et on en trouve !

La question qui se pose est : quel est le risque lié à cette propagation dans l’environnement ?
Une chose est certaine : la résistance aux antibiotiques est une des causes de l’augmentation des dépenses médicales ainsi que des durées d’hospitalisation. Les experts estiment que d’ici 2050, si rien n’est fait, elle pourrait causer 10 millions de décès chaque année. Or, en utilisant les antibiotiques à mauvais escient, nous contribuons à augmenter le nombre de bactéries résistantes, et à les disséminer dans l’environnement.

La solution la plus simple – et la moins coûteuse – c’est de réserver l’utilisation des antibiotiques à la lutte contre les maladies d’origine bactérienne, pour lesquelles il n’y a pas d’alternatives, en respectant strictement les doses prescrites.

Comme chacun sait, quand on est malade, les antibiotiques ce n’est pas automatique !

Des efforts importants ont été faits dans la santé animale, tandis que la consommation d’antibiotique chez les humains reste trop importante. Il faut faire mieux !

Pour préserver notre santé et celle des générations futures, nous avons une responsabilité individuelle et collective. Santé humaine, santé animale et bon état de l’environnement sont intimement liés : nous n’avons qu’une seule santé !

 

 

 

Voyage d’un mégot …

Les mégot, un déchet petit mais costaud !

Selon Eco Volontaire International (EVI), 137 000 mégots de cigarettes sont jetés chaque seconde dans le monde, soit environ 4 500 milliards chaque année. Il s’agit tout simplement du déchet le plus commun sur Terre. Non biodégradable et toxique, il représente une importante source de pollution.

Selon l’infographie publiée par Zero Waste France (voir ci-après), les composants chimiques des mégots sont libérés au contact de l’eau en moins d’une heure. Or, il faut savoir que ceux-ci sont par exemple chargés en acétate de cellulose, une forme de plastique qui peut mettre plusieurs années à se décomposer. Toutefois, ce sont environ 2 500 substances nocives qui sont libérées par ce type de déchet. Et malheureusement, certaines perdurent même après l’épuration de l’eau. Rappelons tout de même qu’à lui seul, un mégot peut polluer environ 500 litres d’eau !

Alors avant de jeter un mégot, ayons le bon réflexe !

(source Sciencepost.fr)