Données d’exploitation environnementales

Les données d’exploitation

Évolution de la quantité d’ordures ménagères traitées (en kg/hab.)

Cette baisse importante s’explique par :

  • le développement des filières de recyclage et de valorisation (déchetteries, compostage, collecte des emballages),
  • une meilleure implication de la population pour orienter les déchets vers les filières alternatives.

Ordures ménagères
incinérées par habitant :
-13 % en 7 ans

Évolution de la quantité totale de déchets réceptionnés annuellement

La quantité de déchets réceptionnés sur le site de MARIGNIER est stable depuis 2009 aux alentours de 48 000 tonnes / an (dont 46 000 tonnes seront traitées).

  • La quantité de déchets des ménages accueillis baisse malgré l’augmentation de la population car les solutions alternatives à la filière incinération se sont fortement développées depuis une dizaine d’années.
  • Les quantités de déchets issus de l’activité économique oscillent depuis plusieurs années entre 4 000 et 5 000 tonnes / an.
  • Les déchets d’assainissement (boues de station d’épuration) progressent du fait de l’augmentation des raccordements des habitations au réseau de collecte

Bilan global de fonctionnement de 2016

Les données environnementales

Certifications environnementales

Le SIVOM et son exploitant se sont engagés depuis de nombreuses années dans une démarche volontaire afin de faire fonctionner l’installation dans des conditions encore plus performantes que la réglementation l’impose.

La certification ISO 14001
Cet engagement concerne notamment une amélioration constante :

  • Des paramètres d’épuration des fumées : diminuer les dépassements en flux journalier de Nox.
  • De la gestion des eaux de process : mettre en place, notamment, un MOP de gestion des eaux et un contrôle avant leur rejet vers la station d’épuration.
  • De la prise en compte des odeurs.

Dans cet objectif, en fin d’année 2015, le SIVOM a financé la mise en place de nouvelles manches plus performantes dans le système de traitement des fumées afin de réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx)

Certification OHAS 50001
Cet engagement concerne notamment une amélioration constante :

  • De la production d’électricité par tonne de vapeur produite.
  • De diminuer la consommation des compresseurs (UES 3) : en mettant notamment en place un compteur au niveau des disjoncteur compresseur 3 ou en réduisant la pression du compresseur de 0.3 bars.

L’usine de traitement des ordures ménagères détient aussi la certification iso 9 001 concernant la relation client et la certification 18 001 dédiée à la sécurité sur le site.

Une surveillance des rejets et du milieu

Comme tous les sites de ce type, l’installation fait l’objet de contrôles environnementaux.
Elle est régie par des textes découlant de la législation Européenne sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. L’installation dispose d’un arrêté préfectoral d’exploitation (n°PAIC-201-0064 en date du 3 décembre 2015) Il s’agit du document réglementaire qui fixe les conditions de son fonctionnement. Il définit notamment les valeurs limites d’émission des substances indésirables dans l’environnement à ne pas dépasser.
L’exploitant pratique en permanence l’autocontrôle pour réagir, sans délai à toute anomalie de fonctionnement. Il dispose, pour cela, de très nombreux capteurs de mesures, qui analysent en continu les rejets.

Contrôle des rejets liquides vers la rivière

Les effluents liquides de l’usine d’incinération déversés font l’objet d’un contrôle mensuel par un organisme indépendant conformément à l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter.
Les eaux rejetées ont deux origines :

  • L’installation de traitement des déchets
  • La plateforme de maturation des mâchefers.

Les eaux, avant rejet à la rivière (Arve), sont traitées par la station d’épuration (ci-contre le schéma explicatif, cliquez pour agrandir l’image).
Les résultats de l’année 2016 sont présentés ci-dessous :

Contrôle de la qualité des fumées émises

8 paramètres sont analysés en continu au niveau de l’installation. En complément, certains composants sont mesurés périodiquement par des organismes indépendants, agréés et par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

1 - Prélèvement en continu d'échantillons au niveau de la cheminée
2 - Dosage des fumées au niveau des analyseurs
3 - Suivi et maîtrise des paramètres par les responsables d'exploitation

Ci-dessous les niveaux d’émission des paramètres suivis en continu pour le site de MARIGNIER.

  • Exemple de données exprimées en flux (quantité de polluant rejeté dans l’atmosphère dans l’année) pour les paramètres « poussières » et « NOx ».

Exemple de données exprimées en concentration (quantité de polluant rejeté par Nm3) pour les paramètres « poussières » et « NOx ».

Surveillance environnementale

Chaque année, une campagne d’analyses de différents composés susceptibles d’être émis dans le milieu naturel, aux abords de l’installation est organisée. Ces analyses sont réalisées pour confirmer que la présence prolongée, aux alentours de l’installation, n’induit pas d’exposition spécifique significative des personnes aux composés indésirables.
Il s’agit de campagnes réalisées selon une méthode scientifique reconnue et dont le protocole est validé par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Les composés recherchés sont :

  • les métaux lourds (ex : cuivre, zinc, manganèse, mercure …),
  • les dioxines, les furannes,
  • les PCB-DL. (PCB qui se comportent comme des dioxines).

Les analyses sont réalisées dans :

  • Les lichens localisés sur 9 emplacements,
  • Les végétaux : blettes (parties aériennes), carottes (végétaux dit racinaires) et Thym (végétaux dits persistants), (6 mesures dans 3 emplacements),
  • Les collecteurs de précipitations : 3 emplacements.

Ces campagnes sont réalisées annuellement. Elles permettent d’avoir un suivi à long terme.

Surveillance environnementale :
plus de de 700 dosages / an

L’ensemble des mesures réalisées depuis 2003 sont en dessous des valeurs limites fixées par la réglementation.

Résultats de l’année 2016

Recherches de substances dans les lichens
Prélèvement et préparation des échantillons avant dosage. © AAir lichens

Localisation des 9 prélèvements

Résultats et interprétation

Dioxines et furanes
5 mesures sur 9 sont significatives, la plus élevée représente 55% du seuil maximal (11 ng / kg sur point L1 chez Millet). Les données sont globalement compatibles avec les précédentes et les évolutions sont ponctuelles. Aucune recommandation n’est nécessaire. Les valeurs indiquent une relative stabilité sur le long terme.

PCB DL
Elles peuvent être modérément significatives, pas toujours conjointement aux PCDD/F. Leur présence n’est liée à l’installation de MARIGNIER.

Métaux lourds
La charge métallique est relativement modérée. Six métaux, le plus souvent liés à la circulation automobile (Cu, Sb, Zn), sont remarqués. En dehors de ceux-ci, aucune retombée ne peut être imputée à une source précise, dont l’Usine de traitement de MARIGNIER.

Recherches de substances dans les végétaux (légumes)

Résultats et interprétation

Dioxines – furanes et PCB-DL
L’ensemble des emplacements, exposés ou non, présente des végétaux conformes à la réglementation.

Métaux
La surveillance indique qu’aucune retombée métallique dans les végétaux de potager ne dépasse les valeurs réglementaires (Cd et Pb).

Recherche des substances dans les jauges owen
Les jauges OWEN sont des collecteurs de précipitation qui permettent de surveiller certaines substances lors des épisodes pluvieux.

Emplacement des jauges

Résultats et interprétation

PCDD/F, de PCB-DL
Les valeurs de PCDD/F, de PCB-DL, de même que l’ensemble PCDD/F+PCB-DL sont toutes équivalentes à des teneurs rurales (Réf. INERIS et AASQA) et n’indiquent aucune influence Jauge 2- C. Claudel présente les valeurs les plus élevées).

Métaux
Les résultats indiquent que les retombées métalliques sont de l’ordre de teneurs de fond. La Jauge 2-C. Claudel est la plus riche en métaux.