Le 13 octobre 2023, Israël a été vivement critiqué pour avoir intercepté une flottille internationale transportant de l'aide destinée à la bande de Gaza, dans les eaux internationales au large des côtes de la Grèce. Des pays européens tels que l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont exprimé leur indignation face à cette action, ainsi qu'à la détention de dizaines de militants humanitaires.
Réactions des gouvernements
Les gouvernements de Berlin et de Rome ont appelé Israël à respecter pleinement le droit international, demandant de "faire preuve de retenue face à des actions irresponsables". Ils ont exprimé leur inquiétude concernant les développements entourant la flottille et ont défendu les efforts de la communauté internationale pour fournir une aide humanitaire à Gaza, conformément aux normes internationales.
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La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a également exigé la libération immédiate de tous les citoyens italiens "détenus illégalement". Il convient de noter que des citoyens italiens et allemands faisaient partie des personnes à bord de la flottille.
Appels à l'action internationale
Dans une déclaration conjointe, 11 pays, dont l'Espagne et la Turquie, ont déclaré que "la détention illégale de militants humanitaires dans les eaux internationales constitue des violations flagrantes du droit international et du droit humanitaire international". Ils ont appelé les autorités israéliennes à "prendre les mesures nécessaires" pour garantir la libération immédiate des militants détenus, condamnant "dans les termes les plus forts l'assaut israélien sur la flottille Global Sumud".
Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié plus tôt l'attaque contre la flottille de "piraterie" contre les valeurs humanitaires et le droit international.
Déclarations d'Israël
Israël a affirmé que sa marine avait intercepté plus de 20 navires de la flottille à l'ouest de la Crète, soit environ 1 000 kilomètres de ses côtes. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que près de 175 militants étaient transportés vers Israël "de manière pacifique". Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a précisé que les militants détenus seraient débarqués en Grèce en coordination avec le gouvernement d'Athènes, qui aurait donné son accord. Cependant, aucune confirmation de cette coordination n’a été reçue de la part de la Grèce.
Sa'ar a également indiqué que tous les militants avaient été évacués des navires "sans dommage".
Accusations d'agression
Les membres de la flottille ont décrit l'opération sur les réseaux sociaux comme "un raid violent dans les eaux internationales". Les militants ont affirmé que des vedettes israéliennes avaient approché la flottille la nuit, avec des soldats pointant des lasers et des armes semi-automatiques vers les navires. Les personnes à bord auraient reçu l'ordre de se rassembler à l'avant et de s'agenouiller. Le groupe a également accusé les forces navales israéliennes d'avoir abordé plusieurs bateaux, "destruction des moteurs" et "laissant intentionnellement des centaines de civils échoués sur des embarcations à l'arrêt" alors qu'une tempête se profilait.
Les communications auraient également été perturbées durant l'incident.
Objectifs de la flottille
Des dizaines de navires transportant des militants de plusieurs pays ont quitté la Sicile dimanche dernier en direction de la bande de Gaza, dans ce qui a été décrit par les organisateurs comme la plus grande flottille tentant d'atteindre ce territoire palestinien en difficulté. Les activistes cherchent à contester le blocus naval israélien sur Gaza, en place depuis 2007 et soutenu par l'Égypte, et à livrer des fournitures humanitaires à la région. Ils visent également à promouvoir l'établissement d'un corridor humanitaire permanent.
Certains des navires de la flottille continuent leur route après l'incident survenu mercredi soir. Plusieurs embarcations naviguaient le long des côtes de Crète dans les eaux territoriales grecques tard jeudi, comme l'indiquent les données du suivi en ligne des organisateurs de la flottille et du système de suivi des navires Marine Traffic.
Conclusion et perspectives
La flottille d'aide n'a initialement fait aucune déclaration concernant ses projets futurs. Les organisateurs continuent d'accuser Israël d'avoir utilisé une force violente. De son côté, Israël insiste sur le fait que l'action contre la flottille est conforme au droit international, accusant les organisateurs de collaborer avec le groupe militant palestinien Hamas, qui contrôle toujours environ la moitié de la bande côtière.
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