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Trois minutes pour captiver : la science s'invite à Lyon

La 13e édition de 'Ma Thèse en 180 secondes' à Lyon a vu douze doctorants se succéder sur scène pour présenter leurs recherches en trois minutes. Le concours, qui met en avant la vulgarisation scientifique, a été un véritable succès, attirant près de 500 spectateurs. Les lauréats incluent des chercheurs en bio-informatique, géologie, sciences économiques et écologie, démontrant la diversité et l'importance de la recherche actuelle.

17 Mar 2026
4 min de lecture
700 mots
Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
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De Mars à l’ADN, en passant par l’économie et l’écologie, la science s’est racontée sous un nouveau jour à Lyon. Lors de la finale de Ma Thèse en 180 secondes (MT180), douze doctorants ont eu l’opportunité de présenter leurs thèses de manière concise et percutante, le tout en seulement trois minutes.

Un défi stimulant

Inspiré du Three Minute Thesis (3MT) né au Québec, cet événement, soutenu en France par France Universités et le CNRS, permet aux jeunes chercheurs de transformer des années de recherche en une présentation accessible et engageante. Sur scène, chaque candidat dispose d’un unique support visuel et se retrouve face à un jury composé de chercheurs, journalistes et membres du monde académique, ainsi que d’un public non spécialiste. L’objectif est clair : captiver, expliquer et convaincre.

Galerie

Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Étincelles du Palais de la découverte
Étincelles du Palais de la découverte

Une soirée riche en idées

Cette année, la finale lyonnaise a eu lieu dans le grand amphithéâtre de l’Université de Lyon (Lyon 7e) devant près de 500 spectateurs. Les participants ont présenté des sujets aussi variés que fascinants, révélant ainsi la richesse et la diversité de la recherche actuelle.

Les lauréats de la soirée

  • 1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
    Sujet : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes.
    Résumé : L'ADN est un gigantesque puzzle, mais certaines espèces se caractérisent par de nombreuses répétitions qui compliquent leur analyse. Sasha développe des algorithmes pour démêler ces régions complexes.
  • 2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie
    Sujet : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
    Résumé : Son travail explore les environnements sédimentaires de Mars il y a 4 milliards d’années et les processus d’altération des roches liés à l’eau, en vue de la mission ExoMars prévue pour 2030.
  • 3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques
    Sujet : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
    Résumé : Elle analyse comment les déplacements dus à des attaques terroristes influencent les normes sociales liées au genre au Burkina Faso.
  • Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive
    Sujet : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal et la santé du babouin chacma (Papio ursinus).
    Résumé : Célia étudie l'impact des perturbations humaines sur la santé des babouins en Afrique du Sud.

La voix de la science de demain

En soutenant cet événement, Lyon Capitale s'engage à porter la voix de ceux et celles qui façonnent la science de demain. Ce concours illustre à quel point la recherche peut être aussi passionnante qu’un spectacle et démontre les talents des jeunes chercheurs ainsi que la puissance de la vulgarisation scientifique.

Avis des participants

  • Aurélie Guinot, doctorante en sciences : "La vulgarisation est un merveilleux outil d’information."
  • Angèle Denis, doctorante en imagerie biomédicale : "Je trouve important de mieux représenter les femmes dans les sciences."
  • Claudia Schiavini, jeune docteure en sciences exactes : "C’est en partie ce qui m’a aidée à me projeter dans une thèse."
  • Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie : "Je veux rendre accessible ce que je fais."
  • Inès Torres Auré : "Être chercheuse implique de partager ses connaissances."
  • Manon Lambert, jeune docteure en sciences de gestion : "J’espère contribuer à rapprocher la science de la société."
  • Margot Coisnon, doctorante en génie des procédés : "Une porte d’entrée pour permettre des questionnements."
  • Romain Borgna, doctorant en génie des procédés : "Une expérience de vulgarisation qui oblige à penser en termes simples les concepts complexes."
  • Lili Bruyère, doctorante en immunologie : "Sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d’un chercheur."
  • Sasha Darmon : "Prouver que la science peut faire sourire tout en soulevant de vrais questionnements."
  • Célia Lacomme : "Il est crucial de comprendre comment les êtres vivants s’adaptent et survivent."

Conclusion

La finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes a non seulement permis de découvrir des talents prometteurs, mais a également mis en avant l’importance de la vulgarisation scientifique dans la diffusion des connaissances. Cet événement rappelle que la recherche, loin d’être une activité isolée, se doit d’être accessible et engageante pour le grand public.