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Trois minutes pour convaincre : la science en spectacle à Lyon

Lors de l'événement Ma Thèse en 180 secondes à Lyon, douze doctorants ont présenté leurs travaux de recherche en trois minutes, captivant un public de près de 500 personnes. Les lauréats ont abordé des sujets variés allant de la bio-informatique à la géologie, en passant par l'économie et l'écologie. Cet événement met en lumière l'importance de la vulgarisation scientifique et l'engagement des chercheurs à rendre leurs travaux accessibles au grand public.

20 Mar 2026
4 min de lecture
702 mots
Trois minutes pour une thèse | CNRS Le journal
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De l’exploration de la planète Mars à l’analyse de l’ADN, en passant par les enjeux écologiques et économiques, douze doctorants se sont affrontés lors de la finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes (MT180). Cet événement, qui a eu lieu dans le Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon, a vu des chercheurs présenter leurs travaux de recherche en seulement trois minutes, transformant ainsi la science en véritable performance artistique.

Un concept inspirant

Ma Thèse en 180 secondes s'inspire du Three Minute Thesis (3MT), un concours originaire du Québec et soutenu en France par France Universités et le CNRS. Ce défi a pour but de rendre accessible des années de recherche en un temps très limité. Chaque candidat ne dispose que d'un seul support visuel et doit captiver un public curieux, composé aussi bien de spécialistes que de néophytes. L'objectif ? Expliquer et convaincre sans jargon, rendant la science accessible à tous.

Galerie

Bourgoin-Jallieu. Plus de 500 spectateurs à la soirée dub des Abattoirs
Bourgoin-Jallieu. Plus de 500 spectateurs à la soirée dub des Abattoirs
Concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) et 3-Minute Thesis (3MT ...
Concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) et 3-Minute Thesis (3MT ...

Une soirée captivante

La treizième édition de cet événement a eu lieu jeudi soir, devant un auditoire enthousiaste de près de 500 personnes. Les douze candidats en lice ont rivalisé d’ingéniosité pour présenter leurs travaux, et quatre prix ont été décernés.

Les lauréats de la soirée

  • 1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
    Sujet : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes.
    Résumé : L'ADN est comparé à un immense puzzle où certaines pièces se répètent, rendant leur analyse complexe. Sasha développe des algorithmes pour démêler ces régions génétiques.
  • 2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie
    Sujet : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
    Résumé : Inès étudie les environnements sédimentaires de Mars d'il y a 4 milliards d'années, contribuant à la mission ExoMars prévue pour 2030.
  • 3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques
    Sujet : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformations des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
    Résumé : Elodie analyse l'impact des déplacements forcés sur les normes de genre au Burkina Faso, explorant les perceptions individuelles versus l'opinion collective.
  • Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive
    Sujet : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal, le pathobiome et la santé des babouins chacma.
    Résumé : Célia étudie l'impact des perturbations humaines sur la santé des babouins en Afrique du Sud.

Un engagement fort pour la vulgarisation scientifique

Lyon Capitale soutient cet événement depuis plusieurs années en tant que partenaire média, soulignant l'importance de rendre la science accessible et engageante pour le grand public. Les témoignages des doctorants illustrent bien cette volonté :

  • "La vulgarisation est un merveilleux outil d’information" - Aurélie Guinot, doctorante en sciences
  • "Je trouve important de mieux représenter les femmes dans les sciences" - Angèle Denis, doctorante en imagerie biomédicale
  • "C’est en partie ce qui m’a aidée à me projeter dans une thèse" - Claudia Schiavini, jeune docteure en sciences exactes
  • "Je veux rendre accessible ce que je fais" - Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie
  • "Être chercheuse implique de partager ses connaissances" - Inès Torres Auré, doctorante en géologie
  • "J’espère contribuer à rapprocher la science de la société" - Manon Lambert, jeune docteure en sciences de gestion
  • "Une porte d’entrée pour permettre des questionnements" - Margot Coisnon, doctorante en génie des procédés
  • "Une expérience de vulgarisation qui oblige à penser en termes simples les concepts complexes" - Romain Borgna, doctorant en génie des procédés
  • "Sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d’un chercheur" - Lili Bruyère, doctorante en immunologie
  • "Prouver que la science peut faire sourire tout en soulevant de vrais questionnements" - Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
  • "Il est crucial de comprendre comment les êtres vivants s’adaptent et survivent" - Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive

Conclusion

Ma Thèse en 180 secondes est plus qu’un simple concours ; c’est une célébration de la recherche et de la transmission du savoir, démontrant que la science peut être à la fois sérieuse et divertissante. Les doctorants de Lyon montrent que la vulgarisation scientifique est un art à part entière et un moyen essentiel de connecter la recherche à la société.