Politique

La fessée : 36 % des parents en approuvent l'usage, un acte qui demeure préoccupant selon la Fondation pour l'enfance

Une enquête révèle que 36 % des parents en France approuvent l'usage de la fessée, un acte considéré par la Fondation pour l'enfance comme préoccupant. Malgré l'interdiction légale des châtiments corporels, un tiers des familles méconnaît la loi. Les conséquences de la fessée sur le développement des enfants sont inquiétantes, et des ressources sont nécessaires pour aider les parents à adopter des méthodes d'éducation positives.

franceinfo
17 Apr 2026
3 min de lecture
459 mots
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La question de la fessée en tant que méthode éducative est au cœur des préoccupations sociétales. Selon une récente enquête, 36 % des parents légitiment encore l'usage de la fessée, un acte que la Fondation pour l'enfance qualifie de « non anodin ». Cette réalité soulève des inquiétudes quant à la compréhension des parents sur les impacts de la violence éducative ordinaire.

Les résultats de l'enquête

Une étude menée par divers médias révèle que :

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Droits de l’enfant | Fondation pour l'Enfance
Droits de l’enfant | Fondation pour l'Enfance
La Fondation publie l’Acte 1 de ses travaux sur la place de l’enfant ...
La Fondation publie l’Acte 1 de ses travaux sur la place de l’enfant ...
  • Un parent sur cinq a donné une fessée à son enfant au cours des 12 derniers mois.
  • Plus de 80 % des parents admettent avoir recours à des formes de violences pédagogiques.
  • Un tiers des familles ignore la législation actuelle interdisant les châtiments corporels.

Les conséquences de la fessée sur l'enfant

La Fondation pour l'enfance met en lumière le fait que la fessée peut avoir des conséquences délétères sur le développement psychologique et émotionnel des enfants. Les violences éducatives ordinaires, telles que les fessées ou les claques, peuvent engendrer :

  • Des troubles de la conduite.
  • Une diminution de l'estime de soi.
  • Des problèmes relationnels à long terme avec leurs pairs.

« Des fois, on perd le contrôle », admet un parent interrogé, illustrant le dilemme auquel sont confrontés de nombreux parents. Cette perte de contrôle peut mener à des réactions violentes qui laissent des séquelles durables.

La législation actuelle et son application

En France, la loi interdit formellement l'usage des châtiments corporels. Cependant, la méconnaissance de cette législation est criante, avec un tiers des parents ne connaissant pas leurs droits et devoirs en matière d'éducation. Les experts appellent à une meilleure sensibilisation et à des programmes d'éducation parentale pour aider les familles à adopter des méthodes non-violentes.

Des solutions pour une éducation positive

Pour contrer l'usage de la fessée, plusieurs ressources sont mises à disposition des parents :

  • Des ateliers d'éducation positive, où les parents peuvent apprendre des stratégies alternatives.
  • Des livres et des guides sur la parentalité bienveillante.
  • Des plateformes en ligne offrant des conseils et un soutien entre pairs.

La Fondation pour l'enfance encourage les parents à s'informer et à se former pour éviter les violences éducatives ordinaires. « Mettre un enfant au coin ou le punir n’a jamais fait réfléchir », souligne un expert, insistant sur l'importance d'une approche éducative respectueuse et constructive.

Conclusion

La légitimation de la fessée par certains parents révèle un besoin urgent de changement dans les mentalités et les pratiques éducatives. La Fondation pour l'enfance appelle à un effort collectif pour promouvoir une éducation basée sur le respect et la bienveillance. En sensibilisant les parents et en leur fournissant des outils adaptés, il est possible de réduire l'usage de la violence éducative et d'assurer un développement sain pour les enfants de demain.