Le mercredi 18 mars, les locaux d'Engie à la Garenne-Colombes (92) ont accueilli la finale de la rencontre nationale Science Factor, où 15 équipes composées de collégiens et de lycéens se sont affrontées avec des inventions à fort impact social. Parmi les conditions du concours, une obligation : chaque équipe devait avoir une fille comme cheffe.
Des projets innovants et engagés
Les projets présentés allaient d'un cartable connecté à une IA pour l'apprentissage, en passant par un décenseur de frelons asiatiques. Ezzat-Dana, collégienne en 3e au collège Ouvoimoja de Passamaïnty à Mayotte, a travaillé sur un cartable connecté avec trois amies. Elle explique : "Nous avons voulu créer un sac permettant d'éviter les oublis de matériel et de réduire le stress que cela engendre." Après deux ans de travail, l'équipe était fière de présenter un prototype abouti.
Galerie


Surmonter le syndrome de l'imposteur
Pour Ezzat-Dana, le rôle de cheffe d'équipe n’a pas été évident. "Au début, j'avais un peu peur, j'appréhendais de ne pas être à la hauteur." Ce sentiment de doute a également été partagé par Sara, élève en 3e au collège Asselin de Beauville à Ducos en Martinique, qui a présenté le Sargatorus, un robot capable de manger les sargasses, algues nuisibles sur les plages. "Si l'on ne m'avait pas imposé d'être cheffe d'équipe, je ne me serais jamais proposée. Je pensais avoir moins de compétences qu'un garçon."
Le leadership au féminin, une révélation
Louison, lycéenne en terminale au lycée Henri Matisse à Vence, s'est sentie valorisée dans son rôle de cheffe d'équipe. Elle a présenté Lucid, une IA d’aide à l’apprentissage. "Je me suis sentie hyper fière de tout ce qu’on a fait", déclare-t-elle. En tant que leader, elle a voulu donner la parole à tous les membres de l'équipe, soulignant l'importance de la diversité dans les projets.
Une équipe soudée et collaborative
Jeanne, élève en seconde au lycée Pierre Corneille à Rouen, a présenté Girls on stage, une plateforme facilitant la recherche de stages pour les lycéens. "J’étais très contente d’avoir ce rôle et même un peu fière", confie-t-elle. Lola, en seconde au lycée Duplessis Mornay à Saumur, a aussi pris le rôle de cheffe d’équipe pour remplir des formalités. Son projet de ruche connectée pour détecter les frelons a été développé en collaboration. "Toutes les décisions importantes étaient prises ensemble", précise-t-elle.
Vers un changement de mentalité
Certaines participantes ont dû faire face à des réticences au sein de leur groupe. "Je comprenais que cela leur était imposé, mais je me sentais mal au début, raconte Sara. Cependant, j'ai réalisé que ce n'était pas de ma faute. J'ai saisi l'opportunité et j'ai su faire !" Les règles imposées par le concours ont été perçues positivement par de nombreuses participantes. Lola souligne : "Dans beaucoup de métiers, c’est un homme qui dirige. Je trouve cela bien de nous mettre en avant." Jeanne ajoute : "On n’est pas toujours encouragées à prendre la tête. C’est bien d’avoir des responsabilités."
Un monde scientifique plus inclusif
Louison regrette que l'obligation d'avoir des filles comme cheffes d'équipe soit nécessaire pour encourager l'égalité. Néanmoins, elle reconnaît que cela leur permet de s’exprimer dans un milieu scientifique où elles se sentent souvent exclues. Pour Sara, cette expérience a été révélatrice : "On nous fait croire que les filles ne peuvent pas faire les mêmes choses que les garçons, mais maintenant je sais que je peux aussi être cheffe. Ça m’a redonné confiance."
Conclusion
Le concours Science Factor a non seulement permis de mettre en lumière des projets innovants mais a également favorisé un changement de mentalité concernant le leadership féminin. Ces jeunes filles, en prenant les rênes de leurs équipes, montrent qu’elles sont prêtes à faire entendre leur voix et à s’impliquer activement dans le monde scientifique.
Articles Connexes

Une course effrénée vers un développement durable et numérique

Analyse du Cours de l'ETF iShares S&P 500 Secteur Technologique - USD

Célébration des 10 ans de WebLab Technology : une décennie de croissance grâce à des équipes dédiées

