Le mercredi 18 mars, la finale du concours Science Factor s'est déroulée dans les locaux d'Engie à la Garenne-Colombes (92). Quinze équipes, composées de collégiens et de lycéens, se sont affrontées autour de leurs inventions scientifiques et citoyennes. Un élément marquant de ce concours : chaque équipe devait désigner une fille comme cheffe d'équipe, une initiative qui vise à promouvoir le leadership féminin dans le domaine des sciences.
Des projets innovants et engagés
Parmi les projets présentés, on a pu découvrir un cartable connecté, une IA pour faciliter l’apprentissage, ainsi qu'un détecteur de frelons asiatiques. Les jeunes cheffes d'équipes ont partagé leurs expériences et leurs défis, révélant des émotions allant de l'angoisse à la fierté.
Galerie


Des jeunes filles au cœur de l'innovation
- Ezzat-Dana, collégienne en 3e au collège Ouvoimoja de Passamaïnty à Mayotte (976), a conçu un cartable connecté avec ses coéquipiers pour diminuer le stress lié aux oublis de matériel. "Nous avons travaillé pendant deux ans sur ce projet, et nous sommes fiers de notre prototype", explique-t-elle.
- Sara, élève en 3e au collège Asselin de Beauville à Ducos en Martinique (972), a présenté le Sargatorus, un robot destiné à lutter contre la pollution des plages causée par les sargasses. "Sans l'obligation d'avoir une fille comme cheffe d'équipe, je ne me serais jamais proposée", confie-t-elle.
- Louison, en terminale au lycée Henri Matisse à Vence (06), a dirigé la présentation de Lucid, une IA d’aide à l’apprentissage. "Je me suis sentie très fière de notre travail", déclare-t-elle, ajoutant que sa position de leader a permis d'enrichir le projet grâce à la diversité des idées.
- Jeanne, élève en seconde au lycée Pierre Corneille à Rouen (76), a présenté Girls on stage, une plateforme de mise en relation entre entreprises et lycéens. "Je suis heureuse d’avoir eu ce rôle", a-t-elle affirmé.
Le leadership féminin dans les STEM
Pour plusieurs participantes, être nommée cheffe d'équipe a représenté un défi. Lola, en seconde au lycée Duplessis Mornay à Saumur (49), a déclaré : "Pour moi, être cheffe n’était qu’une formalité pour remplir des formulaires. Mais toutes les décisions étaient prises collectivement. Nous avons vraiment travaillé en équipe."
De même, Lou, élève au lycée Saint-Paul à Charleville-Mézières (08), a souligné que le travail en équipe était primordial : "Il n’y avait pas vraiment de chef, nous étions avant tout une équipe."
Surmonter les stéréotypes
Les participantes ont également évoqué les préjugés auxquels elles ont dû faire face. Sara a partagé ses doutes initiaux : "J’avais peur de ne pas être à ma place, mais j’ai réalisé que j’avais saisi une opportunité. Ça m’a redonné confiance !"
Le concours Science Factor, en imposant la nomination de filles comme cheffes d'équipe, vise à combattre les stéréotypes de genre dans les métiers scientifiques. Lola a exprimé son approbation : "Il est important de mettre en avant les femmes dans des rôles de leadership, car dans de nombreux domaines, ce sont souvent des hommes qui dirigent."
Un avenir prometteur pour les jeunes femmes
Les jeunes participantes ont toutes convenu que cette expérience leur a permis de prendre conscience de leurs capacités et de leur potentiel. Louison a regretté que cette nécessité d'imposer des cheffes d'équipe soit nécessaire, mais a reconnu que cela leur permettait de s'exprimer dans un domaine où elles se sentent souvent moins acceptées.
Au final, ces jeunes filles ont non seulement relevé un défi, mais elles ont aussi ouvert la voie à d'autres femmes dans les domaines scientifiques. Le concours Science Factor a prouvé qu'avec du soutien et des opportunités, les jeunes filles peuvent prendre le lead et redéfinir les normes.
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